Black-Art Tattoo : de père en fils...et en aiguille !

Tony, tatoueur chez Black-Art Tattoo, nous a ouvert les portes de ce salon situé au cœur de la ville.

Il y a un an déjà, nous avons démarré notre feuilleton autour du commerce loossois. Le restaurant crêperie "Le renard et la belette" ouvrait le chapitre de nos focus. Début juillet, Emma Nabé, esthéticienne, nous proposait des soins pour que nous nous sentions mieux dans notre peau . Nous poursuivons sur une thématique proche avec notre second épisode mensuel, le vingtième de notre série puisqu'il met l'épiderme à l'honneur. Nous sommes allés à la rencontre des tatoueurs loossois. Il en existe 3 qui exercent leur art avec passion. Le premier d'entre eux à nous accueillir avec le sourire : Tony, tatoueur bourré d’énergie officiant à Black-Art Tatoo, rue Foch.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter et retracer l'histoire du Salon Black-art-tattoo ?

Je m'appelle Tony Letoret, j'ai 33 ans, en couple sans enfant. Je suis Loossois depuis toujours et y ait fait toute ma scolarité. J'ai d'abord travaillé dans le secteur du sport et du commerce mais me suis aperçu que ma passion pour le tatouage grandissait. On ne peut pas exercer ce métier sans une forme de passion pour cet art ancestral. J'aime pratiquer le sport. Le yoga ou le footing pour m'entretenir physiquement et mentalement. J'y associe la diététique pour approcher au plus près le bien être et la positivité qui m'aident à avancer. Assez curieux de nature, je m'intéresse aux différentes cultures à travers les voyages. Ils sont des sources d'inspiration pour le tatouage. La musique est également importante dans mon quotidien.

Mon père, François Letoret, 55 ans a ouvert Black-Art Tattoo en 2010. Après avoir travaillé dans le secteur de l'automobile et connu le licenciement, il s'est alors lancé dans l'aventure du tatouage.

Å l'armée, il s'était fait lui même son premier tatouage avant d'œuvrer sur ses camarades de chambrée. Il s'est formé en travaillant dans un salon sur Lille pendant une quinzaine d'années avant d'ouvrir son propre salon de tatouage et piercing. Aujourd'hui, Il continue à tatouer avec la même passion bien qu'il souhaite juste un peu ralentir la cadence. Depuis 1 ans et demi, je travaille à ses cotés.

Ton père t'as t-il transmis la passion du Tattoo ?

Oui c'est certain. En tant qu'ado, je me cherchais. Il est clair que je voulais adopter son style de vie et lui ressembler. Dès mes 18 ans, je me suis rendu sur Lille pour me faire mon 1er tatoo ensuite, je me suis perfectionné dans le dessin et appris en l'observant et suivant ses conseils. Comme lui, j'ai effectué des tatouages sur mon corps avant de me lancer sur celui des clients. Par contre, je ne cherche pas spécialement à imiter son travail. Nous avons chacun notre style. Lorsque j'ai commencé, j'ai pris comme nom d'artiste L'apprent'ink.
Je l'ai gardé car je considère qu'on apprend toute sa vie et que notre identité de tatoueur grandit avec l'âge et l'expérience. J'apprends beaucoup des "anciens". La technique, les matériaux, les encres évoluent également. Ils sont plus précis qu'il y a 20 ans. Je pense que la nouvelle génération de tatoueur possède les bons outils pour faire du beau travail mais cela n’empêche pas qu'il faut posséder une fibre artistique pour exercer. Chaque tatoueur possède sa patte.


Qui sont vos clients et pourquoi viennent-ils vous voir ? 

Aujourd'hui près d'un Français sur 5 est tatoué ! On y trouve une variété homme/femme avec peut être un peu plus de jeunes et de femmes mais ça évolue car le tatouage s'est démocratisé au fil des ans. Je pense qu'il ne faut pas faire un tatouage sur un coup de tête. Le motif se réfléchit. Il raconte parfois une histoire passée ou présente. Ne pas "faire comme les autres" est essentiel car c'est très intime et personnel. Parfois on y vient donc plus tardivement. J'ai également des clients qui pour des raisons esthétiques veulent masquer des cicatrices ou des défauts sur leur corps. On peut comprendre leur motivation car c'est moins douloureux, risqué et coûteux qu'une intervention chirurgicale.

Lorsque je reçois un client, mon objectif est bien d'être à son écoute et répondre à ses attentes en terme de dessin, mais aussi d'installer une relation de confiance.

Vous arrive t-il de refuser un tatouage ?

Bien sur. Lorsque je pense que le tatouage va vraiment mal vieillir ou si la zone est inconfortable et trop sensible. Quand le futur tatoué ne me paraît pas sûr de lui, je lui conseille d'attendre ou l'aide en discutant, sans jamais l'influencer. Il faut qu'il y ait un feeling entre tatoueur et tatoué. Les séances sont parfois très longues et lui comme moi ne devons être stressés. Si la demande est trop éloignée de mon style, il m'arrive de conseiller un collègue plus proche de l'aspiration du client.

Des projets?

Oui bien sur ! (rires). Le nom Aprent'ink prendra officiellement effet administrativement, le 1er août 2020. C'est avant tout symbolique à mes yeux car le salon sera toujours Black-Art Tattoo.

Mon père va également prochainement me former au piercing et je suis impatient de démarrer. J'aimerai également développer la vente de bijou. En septembre, un site internet verra le jour. J'y consacre du temps. Je pourrai ainsi développer un partenariat avec d'autres fournisseur ou passionnés et vendre sur internet. J'y mettrai mes inspirations et raconterai les histoires liées au salon. Le miroir de Black-Art Tattoo en quelque sorte. Pendant la période de confinement j'ai pas mal travaillé sur l'aspect décoratif du salon et je me suis dit qu'un jour j'aimerai que le salon se transforme petit à petit en galerie d'art. Il faut que je mûrisse tout cela, je suis encore jeune (rires) !

Focus Commerçant Black-art-tatto
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INFOS PRATIQUES

Black-Art Tattoo

Tatouages et Piercing Matériel à usage unique 100% stérile Avec ou sans RDV

160, rue du Maréchal Foch

59120 Loos

Tel : 03.20.50.58.43

Adresse Mail : black-art-tattoo@hotmail.fr

Page Facebook : cliquez ici

Instagram : L'apprent'ink

Horaires d'ouverture :

  • Du lundi au samedi: 10h - 12h et 14 - 19h

Accès transports en commun : prendre la Liane 5 direction Haubourdin, arrêt Clemenceau à 200 mètres. 

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